Vendredi 18 janvier 2008
publié dans : Au jour le jour
Cela fait un bon moment que je n'ai plus publié ici. S'agit-il d'un abandon par manque de temps, par dépit  ? Ce n'est pas tout à fait ça.
J'avais créé cet espace il y a deux ans parce qu'à l'époque les objectifs que j'avais ne trouvaient leur réponse que dans ce genre d'interface. Je voulais enregistrer en ligne des notes de lectures, les films vus, des recettes de cuisine, le carnet d'entraînement... Une sorte de journal de bord de mes activités personnelles, mais pas vraiment ce à quoi sont destinés les blogs : de vrais espaces d'expression personnelle.

A l'heure actuelle on peut utiliser des services innombrables pour les objectifs que je citais. Gratuits, relativement indépendants et libres, proposant des flux rss personnalisés, et surtout plus adaptés aux informations dont j'ai besoin. Par exemple le Carnet d'entraînement correspond parfaitement à mes besoins en suivi d'athlétisme. Pour la cuisine j'ai trouvé les Foodies (plus indépendant vis-à-vis de la pub que Marmiton), pour les lectures l'Agora des livres...
Pour le cinéma je cherche encore une vraie plateforme de critiques de films, personnelle, libre, proposant les flux rss personnalisés. Je n'ai pas encore trouvé, je commence à croire que ce monde est corrompu  par  la pub. L'expression personnelle je la réserve à mes proches, voire au militantisme mais dans un autre contexte.

Actuellement je récupère ailleurs tout ce que j'ai pu écrire ici, avec la possibilité de centraliser le contenu dans une interface du type de Netvibes (avec les flux rss). Le but final est de clore ce blog. Bien entendu je laisserai un message  quand ce jour arrivera... ;)
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Lundi 12 novembre 2007
publié dans : Cuisine
Ingrédients
Pour la sauce béchamel :
- 1/2 litre de lait
- farine
- beurre
Pour la sauce tomates :
- trois tomates
- 1 petite boite de concentré de tomates
- 2 échalottes finement émincées
- 2 gousses d'ail
- huile d'olive
- sel, poivre et herbes de Provence
Pour les lasagnes :

- plaques de lasagnes (une bonne vingtaine pour être à l'aise)
- 3 carottes
- 1 oignon
- 3 champignons de Paris
- 1/2 céleri ou 2 branches
- 1 petit navet blanc
- 1 petite courgette
- huile d'olive
- 300g de lardons ou de jambon en dés
- gruyère


Préparation (30', cuisson 15' + 35')
1 - Faire une sauce béchamel avec le lait, la farine et le beurre. Dans le même temps, préparer la sauce tomate.
2 - Couper tous les légumes en petits dés et les faire dorer dans une poêle avec les lardons pendant 15 minutes (avec une cuillère à soupe d'huile d'olive)
3 - Dans un plat à lasagnes (ou à gratin, mais de préférence rectangulaire), déposer une petite quantité de légumes au fond.
4 - Préchauffer le four à 150°C
5 - Mélanger la sauce tomates avec les légumes et les lardons.
6 - Mettre dans le plat en alternance les pates (non cuites) et la sauce aux légumes.
7 - Terminer par une couche de sauce à recouvrir avec du gruyère
8 - Mettre au four pendant 30 à 40 minutes selon la taille du plat utilisé.

Notes
C'est plus sympa à réaliser à quatre mains !
Un rosé pour accompagner

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Vendredi 2 novembre 2007
publié dans : Course à pied
19sec.jpg9  secondes  83  centièmes  /  Pierre-Louis  Basse.  - Paris  :  Stock,  impr.  2007.  -1  vol.  (129  p.),  22  cm.
ISBN  :  9782234060449.

Genre : histoire du sport, chronique


Quatrième de couverture
C'est l'histoire d'une poignée de secondes, qui va durer toute une vie. Exactement : 19 secondes 83 centièmes. C'est le mercredi 16 octobre 1968, à Mexico. Tommie Smith est champion olympique du deux cents mètres. Tom y pense depuis l'enfance : quand il monte sur la plus haute marche du podium, il lève son poing droit ganté de cuir noir. Il le fera avec son compagnon de l'équipe américaine, John Carlos. Là, dans cette nuit un peu moite, ce geste va fracasser le monde. La révolte silencieuse, après la performance éblouissante. Un geste pour en finir avec la ségrégation, les lynchages des noirs, l'humiliation, les bus et les logements réservés aux seuls blancs. Pierre-Louis Basse avait dix ans. Il a revu Tom. Maintenant, il se souvient de la course, merveilleuse. Il se souvient de la retransmission, avec son père, professeur de gymnastique, à Nanterre. La mort de Martin Luther King. La voix de Joan Baez et Bob Dylan. La guerre du Viêtnam. Les filles en jupe plissée. La cigarette de Pompidou. De cette course, l'enfant conservera toujours le goût de raconter le sport. Ce livre est l'histoire d'une poignée de secondes qui se prolonge éternellement.

Conclusion
  Un journaliste sportif qui chronique la finale olympique d'un 200m, quoi de plus banal. Mais un journaliste sportif de gauche !?!? Et la finale des jeux de Mexico 1968, ponctuée par le geste militant des deux coureurs noirs "Black panthers", la tête basse, le point ganté vers le ciel. Un record du monde, dans un monde qui se rebelle, mais où la rébellion est mal venue. Deux sportifs qui ne s'étaient jamais exprimés, mais qui osent une seule fois dans leur vie et le paieront irrémédiablement.
Ce petit livre n'est pas seulement une rareté dans un monde des textes sportifs. C'est aussi une mise en perspective du contexte des années 60 tantôt révolutionnaires tantôt conservatrices, un récit-témoignage de l'enfance de l'auteur.
Finalement, c'est aussi un coup de gueule à l'égard des médias sportifs de notre époque, qui priment l'instant, le fric, l'image...
Si la plume de Pierre-Louis Basse est agréable à suivre, il faut reconnaître que c'est parfois touffu. Il a certain voulu exprimer beaucoup de ressenti et d'émotion dans ce texte : on en retire de l'aigreur, de la nostalgie parfois, mais aussi de la colère certainement. A lire en une fois si possible (ça se lit très vite) pour justement avoir une vue d'ensemble de sa pensée.


Note personnelle : 7/10
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Jeudi 20 septembre 2007
publié dans : Bande dessinée
Ca fait un bon moment que je n'ai pas rédigé de billet, par ici, oups ! C'est essentiellement dû à deux activités voraces en temps :
 - la préparation de mon déménagement vers Paris
 - deux autres sites web que j'administre, et auxquels j'ai dû consacrer un peu plus de temps (mises à jour, améliorations, publications...)

Mais il me semblait indispensable de signaler quelques titres parus lors de cette rentrée sur le marché de la BD (depuis la fin août). Il s'agit avant tout d'une liste à lire, parce que je n'ai encore lu aucun de ces titres. Comme j'en ai fortement envie, l'intérêt de ce billet est aussi d'être un aide-mémoire :) Les trois premiers titres me semblent très au-dessus du lot (à titre personnel)

 - La théorie du grain de sable / Schuiten et Peeters. LE grand titre de la rentrée. L'album, au format à l'italienne, a l'air magnifique. On est toujours dans le cadre des "Cités obscures". Graphiquement il y a une bichromie surprenante.
 - Construire un feu / Chabouté. J'adoooooore ce que fait Chabouté; son trait, son noir-blanc et ses histoires fantastiques (Sorcières, Purgatoire, Pleine lune, Zoé...). Là pour le coup, dans cette adaptation de "L'appel de la forêt" (Jack London), on a de manière subtile quelques touches de couleurs qui caressent l'oeil, comme je ne m'y attendais pas...
 - Les gardes-fous / Frédéric Bézian. Sorti fin août, je ne l'avais pas encore vu, et d'ailleurs je ne connais pas l'auteur (pourtant il a déjà publié quelques albums), mais le dessin me semble très beau, très fin, malgré des couleurs froides.
 - Ce que le vent apporte / Jaime Martin. Une couverture magnifique, il semble que l'histoire soit sympa, poétique.
 - La ligne de fuite / Christophe Dabitch chez Futuropolis. Chez cet éditeur, ils sortent vraiment de beaux albums. A voir dans le style d'Aziyadé ?
 - Trois ombres / Cyril Pedrosa. Ca semble être le roman graphique essentiel de la rentrée. En tout cas, un dessin très maîtrisé, pas mal.
 - Blues / Sergio Toppi, chez Mosquito. Comme d'hab, le catalogue de Mosquito :)
 - Miss Endicott / Fourquemin et Derrien, au Lombard. Une histoire sympa, un dessin moderne, dans le cadre de l'Angleterre victorienne. La collection "Signé" est souvent un gage de qualité.
 - Chaabi 1 / Marazano et Delaporte. Dans le cadre de l'Inde contemporaine, on évolue au coeur des groupes de rebelles / brigands / pseudo-terroristes... Il semble que le scénario soit béton. A suivre !
 - Harry est fou / Pascal Rabaté. Un Rabaté quoi... Il publie pas mal depuis quelques temps !
 - La fin des temps / Samuel Hiti aux Humanoïdes
 - Katherine Cornwell / Marc Malès encore aux Humanoïdes. Ces deux albums font partie d'une nouvelle collection, pour tenter de relancer une énième fois l'éditeur...? En tout cas, la couverture de Marc Malès est très belle. L'histoire promet de présenter des personnages passionants.
 - Adèle Blanc-Sec dans l'Etrangleur. Tardi relance l'idée qui avait fait le succès de l'Etrangleur (Pierre Siniac) : une prépublication sous forme de journal, en couleurs cette fois-ci.
 
Quelques compléments de séries importants :
 - La Liste 66 T.2 / Eric Stalner chez Dargaud. Stalner c'est du solide.
 - Amours fragiles T.3 / Philippe Richelle et Jean-Michel Beuriot. Déjà chroniquée précédemment, cette série continuera jusqu'au T.5
 - 7 voleurs / David Chauvel. Une grosse série commencée avec "7 psychopathes", qui sera en 7 tomes... C'est pas le genre qui me plait beaucoup, ni le dessin, mais il est vrai que c'est un "blockbuster" en cours dans le monde de la BD. Difficile de ne pas passer à côté.
 - Et bien sûr : le Trolls de Troy T.10. Là encore, c'est pas trop mon genre, mais je le signale parce que c'est quand même sur ces méga-séries (Lanfeust...) que Soleil marche bien. Boudjellal a eu le nez creux là-dessus, mais si ça permet de sauver les Humanoïdes, qui étaient tout de même au bord du gouffre...(car Soleil aurait racheté les Humanos)
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Mercredi 22 août 2007
publié dans : Info-Doc
Odile et moi sommes rentrés de notre séjour toscan jeudi dernier, et donc j'ai un peu de retard sur ce blog. Il se trouve qu'un mariage, l'accueil d'amis et la mise en place d'un autre blog m'en ont écarté légitimement.

C'est d'ailleurs à propos de ce nouveau "blog" que je rédige ce petit billet : dans un premier temps il contiendra notre carnet de voyage en Toscane. A terme, nous y publierons des récits de nos découvertes communes.

Techniquement, il est installé chez Free, dans l'espace perso d'Odile : ça me permet de tester l'interface de Dotclear, petit gestionnaire de blog, terriblement efficace. Il est codé très clairement. A la base, il y a peu de fonctionnalités, mais ça le rend très clair d'utilisation. La communauté semble très active, et bien ordonnée : l'aide et la documentation proposées sont à jour et à la portée de tout débutant. En plus les nombreux plugins téléchargeables (et mis à jour régulièrement) permettent de compenser ses petits manques, et donc de l'enrichir. Pour terminer  de nombreux thèmes sympas sont à disposition des plus pressés, pour les versions 1.2 (stable à ce jour) et 2 (béta).

L'adresse du nouveau blog : http://odilemajerus.free.fr
Et le premier billet sur notre voyage : http://odilemajerus.free.fr/index.php/2007/08/21/1-03-aout
L'adresse du trackback : http://odilemajerus.free.fr/tb.php?id=1

Dans les jours à venir, je dois rédiger quelques nouvelles sur mes lectures lors de ce voyage, du ciné, la reprise de la course...!
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Vendredi 3 août 2007
publié dans : Au jour le jour
florence.jpgJuste pour avertir que je serai absent  environ deux semaines. Nous partons pour l'Italie cet après-midi et rentrons le 15 août. J'espère faire pas mal de sport sur place, même si des visites sont au programme. La Toscane est très riche de ce point de vue. Toutefois, il y a une campagne très intéressante il me semble, car nous ferons des virées dans un terroir au doux nom de Chianti...

Au retour je pense mettre en ligne un petit carnet de voyage que nous nous efforcerons de tenir quotidiennement.
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Jeudi 26 juillet 2007
publié dans : Au jour le jour
velib.pngCa n'aura échappé à personne, la ville de Paris vient de lancer son opération Vélib. Il n'y a pas à dire, voir toutes ces bicyclettes lancées dans une ville à l'âme symboliquement dévolue à l'automobiliste, ça a quelque chose de touchant. Alors, oui on peut leur reprocher leur esthétique pour le moins austère (stalinienne, oseront certains), en tout cas il est vrai que les vélos de Rennes et de Lyon sont plus "flashy". On peut aussi reprocher la combine entre la mairie de Paris et le fabricant JC Decaux, qui finalement y trouve plus que son compte... Il semble aussi qu'il y ait quelques bugs à l'allumage.
Finalement laissons tout cela aux grincheux et rêvons un peu. Aujourd'hui voici 20000 vélos de plus dans la capitale. Et demain pourquoi pas 100000, 1000000 ! Des avenues dont la moitié de la largeur serait réservée aux vélos. Des parcs de stationnement comme on peut en voir en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas...!
Aujourd'hui en tout cas il y a une vélib'attitude ! Une fraternité des vélibistes-vélibeurs-vélibophiles, une connivence entre les cyclos non-vélib et les vélibs, un peu comme l'arrivée d'un petit frère ou d'une petite soeur dans la famille, ou le nouveau dans la classe. C'est touchant, comme je le disais au début de ce billet, mais c'est surtout encourageant, positif, ça fait chaud au coeur, ça allège les soucis de voir passer ces nouveaux bolides :)

Alors si en ce moment on nous bassine (pour être poli) avec les soucis médiatico-financio-existentiels d'une centaine de cyclistes paumés dans le bas de la France, ça serait sympa de leur remonter le moral quand ils arriveront à la capitale, les accompagner jusqu'aux Champs en Vélib' ; et puis ça serait vraiment de la communication efficace, beaucoup plus efficace en tout cas que celle véhiculée par France2, en direction du vélo, na ! C'est dit !  (mais je me dis vaguement, que tout le monde ne sera pas d'accord...)
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Mercredi 25 juillet 2007
publié dans : Cinéma
raison-etat.jpgRésumé
Pour Edward Wilson, seul témoin du suicide de son père et membre de la Skull and Bones Society à l'Université de Yale, l'honneur et la discrétion sont des valeurs primordiales. Ce sont ces qualités qui poussent la CIA, l'agence gouvernementale qui vient d'être créée, à le recruter.
Influencé par l'ambiance paranoïaque que provoque la Guerre Froide dans toute l'agence, Wilson se montre de plus en plus suspicieux. Son pouvoir grandit, mais il a de moins en moins confiance en ceux qui l'entourent... Son obsession du travail va lui coûter cher, l'isolant chaque jour un peu plus de ses proches et de celui qu'il était...

Voir la fiche sur Avoir-alire.com

Conclusion
On peut aller voir un film de ce type pour plusieurs raisons : le cinéma américain, à gros budget, on est sûr d'en avoir pour sa soirée. On peut s'instruire : finalement on assiste à une sorte d'historique de la CIA, symbole d'une politique étrangère américaine déplorable... On peut y aller aussi pour la distribution : Matt Damon, Angelina Jolie, Joe Pesci (furtivement en clin d'oeil), Alec Baldwin...
On peut y aller pour le réalisateur, Robert de Niro, qui apparaît quelques fois dans le film. La réalisation justement : très classique, américaine, autour d'un long scénario oppressant. C'est clair, il n'y a aucune faute dans le tournage, mais pas non plus de grande surprise.
En résumé, on peut y aller pour une bonne sortie cinéma du samedi soir, une sortie de laquelle on revient certainement un peu plus informé.

Note personnelle : 7/10
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Mercredi 11 juillet 2007
publié dans : Cinéma
persepolis.jpgRésumé personnel
Voici l'adaptation de la BD autobiographique (en quatre tomes) de Marjane Satrapi : l'histoire de la petite fille jusqu'à l'adolescente, étudiante puis jeune adulte au coeur de l'Iran de ces trente dernières années. Entre la révolution contre le Shah (mais il n'est jamais question de l'Imam Khomeiny), l'arrivée au pouvoir des islamistes, la mise en place de la Charia, les gardiens de la révolution... Sous des atours séduisants dans un premier temps (aide sociale) c'est l'histoire de l'oppression des femmes iraniennes par des petits soldats (à l'endoctrinement parfois vénal), la poussée d'un obscurantisme féroce, la mise en place sous nos yeux d'un vrai régime totalitaire... Tout cela au travers des yeux d'une jeune fille qui n'a envie que de vivre comme les autres : faire la fête, étudier, rencontrer les garçons, aimer sa grand-mère, son oncle, toute sa famille...
La petite Marjane, fille d'une famille de la classe moyenne, est plutôt précoce et surtout elle a la langue trop pendue. Ses parents l'envoient en Autriche pour entrer dans un lycée français...

-> Voir la fiche, la critique et les avis sur Avoiralire.com

Conclusion
Pour une fois l'adaptation BD-ciné est très réussie. Peut-être parce que les cinéastes sont eux-mêmes auteurs de BD (Vincent Paronnaud sous le pseudo Winshluss) ? En tout cas, on ne peut que saluer le travail d'origine de Marjane Satrapi qui permet d'apporter une vision de l'Iran contemporain auprès du grand public. Saluer aussi le travail graphique : le dessin originel de la BD est complètement refait, et il s'enrichit d'ombrages et de mise en plans réussis. Enfin la bande son est là encore de grande qualité : tant les voix que la musique. Actuellement c'est le film à manquer sous aucun prétexte.


Note personnelle : 9/10
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Mercredi 4 juillet 2007
publié dans : Cinéma
fils-epicier.jpgDate de sortie : 15 août 2007
Réalisateur : Eric Guirado
Acteurs principaux : Nicolas Cazalé, Clotilde Hesme, Jeanne Goupil, Daniel Duval, Stéphan Guérin-Tillié, Liliane Rovère, Chad Chenouga, Paul Crauchet, Benoît Giros, Ludmila Ruoso, ...
Durée : 1h 36'
Genres : comédie rurale

Résumé personnel
Antoine vit à Lyon depuis qu'il a claqué la porte de la maison familiale à la sortie de l'adolescence. Plein de projets ambitieux, il a pourtant du mal à joindre les deux bouts, et vit de petits boulots et de grosses galères. Et il est amoureux de Claire ; une jolie voisine, sa seule amie, qui tente de passer le bac, après des études interrompues par un mariage trop précoce et manqué. Antoine cherche à l'aider en lui prêtant de l'argent, mais comme il n'en a pas, il se voit obligé d'en emprunter à sa mère. Son père, épicier ambulant, est subitement victime d'un infarctus ; il ne peut plus assurer les tournées en campagne. Antoine doit donc retourner à l'épicerie familiale assurer l'interim...

Conclusion
Une sympathique comédie rurale à la française. L'intention de départ de Eric Guirado, documentariste d'origine, est de s'emparer d'un sujet social autour d'une fiction. Elle a ses charmes et ses limites. La présentation d'un monde rural qui se désertifie, vieillit, des habitants bardés de stéréotypes mais attachants. On a d'ailleurs l'impression que le cinéaste a volontairement posé sa caméra face aux habitants de la région, les transformant de simples figurants en acteurs touchants. S'il y a un hommage à ceux qui travaillent et croient toujours en la vie dans ce milieu, on n'échappe pas à de nombreux clichés, des paysages enchanteurs mais édulcorés, un monde arriéré très loin de la bonne modernité... Dans ce cadre le retour du jeune arrogant au pays est touchant d'une certaine manière et résonne comme une leçon à son orgueil démesuré : tantôt ironique, moqueur, le propos n'est toutefois pas excessif.
S'il s'inspire des cinéastes sociaux Stephen Frears ou Ken Loach, Eric Guirado se rapproche plutôt finalement des comédies rurales franchouillardes comme "Le bonheur est dans le pré", "Une hirondelle a fait le printemps" ou "Je vous trouve très beau". Sincère, sympathique, parfois maladroit ou limite condescendant, avec des acteurs attachants, agréables à suivre. A signaler enfin que si l'histoire progresse tranquillement entre retournements émotionnels, scénettes rigolotes ou buccoliques, elle patine vers une fin en happy end pas crédible du tout.

Note personnelle : 7/10
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